« In progress - le Design face au progrès » dévoilera une sélection d'objets réalisés par Wieki Somers à base de… cendres humaines. On appréciera la grinçante ironie du choix des termes de la designer néerlandaise, qui présente très succinctement son projet pour le Grand Hornu sous l'étiquette de "Natures mortes" .

Accompagnant le croquis d'un grille-pain dont le fil d'alimenation enserre le cou d'un oiseau gisant, la légende a de quoi laisser pantois : « Fabriqués avec de la cendre humaine, les objets usuels sont des vanités et prennent une valeur symbolique. »

Le dossier de presse de la prochaine exposition du Grand-Hornu nous laisse sur notre faim. Après avoir figé la Nature, pour la galerie Kreo, dans un givre qui n'était que trompe-l'oeil, le studio Wieki Somers a-t-il réellement "travaillé" la cendre humaine ? Ou bien s'agira-t-il plutôt d'une invitation à la réflexion, à l'instar des urnes funéraires imaginés par les designers Mathieu Lehanneur, Elisabeth Garouste ou Pierre Charpin pour le Mudac en 2009 ?

« Le progrès s’est longtemps incarné dans la création industrielle de nouveaux produits qui répondaient à des besoins réels d’amélioration de la vie quotidienne. Soucieux du bien-être pour tous, le designer a occupé une place-clé dans la création de ces objets et a souvent été associé à l’idéologie du progrès. »

Les designers invités à repenser la notion de progrès «ont été choisis pour l’intérêt de leurs travaux, leur ouverture internationale et la reconnaissance de leur pratique. Il s’agit de Big Game, Sébastian Bergne, Matali Crasset, Delo Lindo, Étienne Mineur, Ana Mir & Emili Padros, Normal Studio, Satyendra Pakhalé et Studio Wieki Somers. L’exposition « In Progress » témoigne de leur réflexion en initiant une recherche et des éléments critiques qui appartiennent au design et à ses modes d’action. »

Un peu de patience : la réponse sera révélée dès le 9 mai au Grand Hornu Images.


Source Caracascom