Des cabarets parisiens aux cocotiers de Saint-Barth', en passant par Chandigarh, l'histoire est insolite, et ravira les amateurs d'anecdotes, de design 1930-1960 et de douceur de vivre.

Grande figure des nuits parisiennes d'une époque révolue, Jean-Marie Rivière, fondateur de l'Alcazar et du Paradis Latin, conviait ses amis du show business de passage dans les Antilles à se divertir à la Banane, la revue qu'il avait localement créée au tout début des années 1970.

En 2000, la Banane se mue en un établissement hôtelier hors du commun - pour prolonger l'histoire, la refonte des lieux se devait d'en perpétuer le caractère unique.

Le petit établissement, à l'adresse tenue quasi secrète, de Saint-Barthélémy affiche un luxe dépourvu de clinquant. L'hôtel la Banane est une sorte de musée à vivre, qui rend hommage aux beaux arts et arts décoratifs du 20e siècle. Dans les chambres et salons s'offrent aux regards (et à l'usage) mobilier et objets patiemment collectionnés au gré des salles de ventes et boutiques d'antiquités de la planète.

L'établissement propose 9 bungalows, chacun nommé d'après les architectes le Corbusier, Charlotte Perriand, le peintre Fernand Léger ou le céramiste Georges Jouve. Au coeur de chambres-écrins d'un blanc pur trône le mobilier de Pierre Jeanneret et de son cousin le Corbusier élaboré pour la ville indienne de Chandigarh (que nous avions déjà évoqué).

Chacun déterminera son choix en fonction de ses goûts : la description de chaque chambre s'accompagne de l'inventaire des pièces de mobilier d'architectes, des luminaires de Serge Mouille, des céramiques signées Jacques Ruelland ou Juliette Derel. Du Paris Latin au paradis sur terre...

source & crédits La Banane

 

 

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