Benjamin Graindorge, d'aussi loin qu'il lui en souvienne, a toujours eu un crayon à la main. L'exposition "Dessiner le design" proposée par le Musée des arts décoratifs l'an passé incluait une série de croquis du designer. Celui-ci confie à Sight Unseen que l'événement a eu pour lui une répercussion inattendue : une nouvelle

confiance en son trait, en la première esquisse, lui qui tend à se considérer comme "un adolescent du design", et s'étonnait de voir son nom figurer aux côtés de ceux des frères Bouroullec. Tandis que ses précédents professeurs l'exhortaient à abandonner les croquis allégoriques au profit de dessins purement techniques ("En France, cela semble étrange de déclarer : "je fais des dessins poétiques, et je suis designer"), les frères Bouroullec l'invitent à développer ses vision et technique propres. Ils m'ont appris comment il fallait regarder le monde, et comment dessiner selon mes goûts et envies. Ce sont mes "parents"". Benjamin Graindorge, diplômé de l'ENSCI en 2006, a remporté en 2008 le concours "Révélateur de talents"organisé par Cinna, avec son miroir "Courtoisie".

Désormais, lorsque le designer expose son travail, les objets qu'il réalise, il y joint les dessins préparatoires. On peut actuellement admirer ses oeuvres, dont la Molecular Mist Lamp ou le vase IkebanaMedulla, à la galerie parisienne Ymer & Malta (à l'initiative du célèbre commissaire priseur passionné de design Rémy le Fur). Aux côtés de celles-ci, on retrouve les réalisations de Normal Studio, prochainement exposées au Musée des arts décoratifs, et de Cédric Ragot.

 

sources & crédits Sight Unseen, Benjamin Graindorge et Duende relations presse