20.12.09
Casques audio earBudeez : j'écoute donc je suis

A chaque couleur son design, à chaque graphisme sa tribu : Fluokid, bobo écolo, fan de Hip hop, gothique ou Emo, chaque adolescent devrait s'identifier à l'un des sets d'écouteurs "earBudeez" .
Comme son nom l'indique (jeu de mots sans vergogne entre earbuds, "écouteurs", et buddies, "copains"), le produit joue la carte de la complicité et de l'appartenance.
Une étude du marché de l'entrée de gamme (de 10 à 30$) des casques audio et écouteurs en ayant révélé que les achats étaient dictés par l'aspect (couleur, forme, packaging) plutôt que par la qualité, la société Audiovox a demandé à l'agence JDA de donner une identité visuelle idoine à leur nouvelle gamme.
Humant l'air du temps et puisant inspiration dans les habitudes de consommation du "jeune public", JDA a imaginé ces drôles de trombines, récemment récompensées par un Pentaward d'or.




16.12.09
Grasby le magnifique et son bureau magique

Le bureau "Homework" de Robin Grasby vaut au jeune designer, diplômé de la Northumbria University en juin 2009, de figurer dans le très sélectif "Graduate directory" annuel du magazine Wallpaper.
Personnalisable en fonction des besoins de chacun, "Homework" se pare de surfaces, accessoires et éléments de rangements entièrement modulables.
Une ingéniosité qui a séduit la direction artistique d'Habitat : Grasby travaille actuellement à la conception d'une version simplifiée, plus "grand public", destinée à être commercialisée par la chaîne.






14.12.09
Kartell : 60 ans de design en 5 objets

A l'occasion du soixantième anniversaire de Kartell, Otto a demandé à Claudio Luti de lister les créations qui ont marqué l'histoire et le développement de la firme, fondée à Milan par Giulio Castelli. Luti (qui a racheté Kartell en 1988) en a cité cinq, représentatives de l'esprit de la marque pour l'innovation technique autant que pour l'audace du style.
Dans l'ordre chronologique, la chaise "Bimbi 4999", créée par les designers Marco Zanuso et Richard Sapper en 1964, ouvre le bal des icônes. Considérée comme la toute première chaise en plastique, légère et facile à nettoyer, celle-ci est pliable, résistante, ergonomique et disponible en plusieurs coloris : une révolution miniature pour l'époque.
L'indétrônable "Componibili", meuble-étagère empilable et ultra-maniable d'Anna Castelli Ferrieri, vient ensuite. Le bestseller de Kartell (depuis 1969, encore et toujours) est l'oeuvre de l'épouse du fondateur de la marque. C'est sur l'impulsion de cette architecte et designer que Kartell se spécialise, au début des années 1960, dans la décoration de l'habitat et le design pour les bureaux.
En 1992, avec le fauteuil "Bubble Club" de Philippe Starck, Kartell signe un nouveau tournant : le tout premier produit de plastique rotomoulé, ses lignes traditionnelles jouant le décalage marquent les esprits. Le fauteuil de grand-père trône désormais en extérieur.
Deux ans plus tard, la singulière étagère "Bookworm" de Ron Arad fait son apparition. Modulable, parfaitement inédite, elle fait de l'étagère un objet d'art, que chacun devient libre de s'approprier et d'interpréter. La fonction s'efface devant la forme - modulable à l'infini, l'obsession de Ron Arad.
L'histoire de Kartell et le nom de Philippe Starck sont indissociables depuis le début de leur collaboration, dès 1988. Claudio Luti a donc choisi, pour clore la liste des "mythes" du catalogue sexagénaire, sa chaise "La Marie" : en éternelle pionnière, Kartell est en 2002 la première entreprise à fabriquer du mobilier en polycarbonate.
Et demain ? Longue vie au tout-puissant Kartell...

Philippe Starck, "La Marie" (1999)

Ron Arad, "Bookworm" (1994)
Marco Zanuso et Richard Sapper, "Bimbi 4999" (1964) 

Anna Castelli Ferrieri, "Componibili" (1969)
Crédits Kartell / source Otto
13.12.09
5.5 Designers pour Hennessy : H20

"Eternal Ice Drop" et "Water Purificator" sont les deux objets imaginés par les 5.5 Designers pour la maison Hennessy, alliant éco-design et luxe raffiné. Le projet "H20" ambitionne de traiter l'eau avec les mêmes égards que le précieux breuvage, afin de rappeler que l'eau potable demeure un vrai luxe pour le plus grand nombre.
Dans la bulle de verre fin, en forme de goutte, est encapturée une infime quantité d'eau ; après un séjour de quelques heures au congélateur, cet "éternel glaçon" viendra rafraîchir le cognac jusqu'à température optimale pour la dégustation, sans pour autant en altérer le goût.
Pour ceux qui ajoutent un trait d'eau pure à leur liqueur ambrée, l'élégante carafe filtrante Water Purificator rend soudain la consommation de l'eau du robinet beaucoup plus séduisante...
Les deux seront disponibles dès le mois d'avril 2010 en exclusivité sur la boutique en ligne des 5.5 Designers, ou à la boutique Hennessy de la ville de Cognac.




Crédits 5.5 Designers, Hennessy - Sources Luxury issues & Mocoloco
10.12.09
Le mage Mysterio lit l'avenir dans la grenouillère

"Présentateur de jeu télévisé", "comptable pour la Mafia", "magnat du donut", "auteur de romans à l'eau de rose", "danseur de Flamenco", "joueur de bowling professionnel"... Les prédictions du mage Mysterio dévoilent l'avenir de votre bébé sur les tee-shirts Wry baby.
Derrière la marque se cachent Kelly et David Sopp, "éleveurs d'enfants drôles" à San Francisco. L'humour grinçant et flirtant gentiment avec le politiquement incorrect de leurs créations, au graphisme rétro et packaging travaillé, leur a valu un succès immédiat.
Les sachets de mousseline arborant la trombine à la Houdini du mage Mysterio, faux filés de rouge, conservent leur secret jusqu'à la fin - laquelle des douze "prédictions" ornera le minuscule vêtement ?



source : Dieline
08.12.09
Tendances couleurs 2010 par Pantone

Chez Pantone, on prend le sujet très à coeur : chaque année, une référence de l'incontournable nuancier est désignée pour devenir millésime. Si 2009 a vu jaune (et plus précisément le "Mimosa 14-0848"), l'heureux élu pour 2010 n'est autre que le "Turquoise 15-5519".
Dans son très attendu "Fashion color report", sorte de cahier de tendances consultable sur le site de la marque, Pantone vient de dévoiler les références des dix couleurs vedettes de l'industrie de la mode et de la décoration d'intérieur en 2010. Au turquoise, on sera donc libre d'associer un pimpant rouge "sauce tomate" ou encore les verts "herbes séchées" et "eucalyptus".


Pourquoi le turquoise ? Helmut Eifert, vice-president de la stratégie et du business development chez Pantone, insiste sur la vertu protectrice du coloris : "On lui prête valeur de talisman [...]. Le turquoise nous emmène vers un paradis tropical, tout en apportant un sentiment de protection et d'apaisement dans les moments de stress".
Et, n'en doutez pas, l'élection de la Belle est le fruit d'une réflexion approfondie. "A la suite de plusieurs années d'études de la relation entre mots et couleurs, nous avons découvert que, pour beaucoup, c'est celle de l'échappée belle, vers une sorte de fantasme tropical... ". (Plusieurs années d'étude, vraiment ?)
Faut-il suivre les recommandations de la "bible des couleurs" à la lettre ? Aux Etats-Unis, Pantone a ajouté le "Turquoise 15-5519" aux "wedding colors" religieusement référencées dans le guide dédié. En d'autres termes, des milliers de robes de mariée et accessoires coordonnés sont dès à présent en cours de fabrication, dans ce coloris pour le moins éclatant. Qu'on se le dise : en 2010, la mariée (américaine) sera en turquoise.

07.12.09
"The design circus" : les objets les plus fascinants du Monde

Des créations de designers espagnols, réunies dans une scénographie célébrant les arts du cirque : l'agence de communication et de design Cul-de-sac est à l'initiative de cette exposition des "produits les plus fascinants du Monde".
Des oeuvres de Jaime Hayon, Patricia Urquiola et Oscar Diaz paradent en compagnie d'autres stars du design ibère au Circulo Bellas Artes de Madrid jusqu'en janvier 2010.
Sur l'affiche annonçant l'événement, meubles et objets dessinent un souriant visage de clown (les lecteurs attentifs ne manqueront pas de noter la ressemblance avec la nouvelle identité visuelle de Silvera, signée Saguez & partners).

"Jarroon" - Paco Caballer pour Apparatu

Tabouret aluminium - Schindlersalmerón

Fauteuil "Tropicalia" - Patricia Urquiola pour Moroso

Enric Majoral

Vases "Grid" - Jaime Hayon pour Gaïa & Gino

Serre-livres "Tabs" - Oscar Díaz

Pepa Pedrol pour le collectif Surtido


(Photos Sociedad Estadal)
05.12.09
"Design of the Year": Genexis Theater/Fusionopolis à Singapour

Une des stars incontestées de la Singapore Design Week qui vient de s'achever, le théâtre Genexis présente une architecture originale, combinée à un ensemble d'installations techniques innovantes.
Au coeur du complexe de recherche et développement Fusionopolis (imaginé par Zaha Hadid et réalisé par Kisho Kurokawa), la construction semble flotter entre deux buildings, en suspension entre les 5e et 6e niveaux. La silhouette ovoïde du théâtre Genexis évoque celle d'un oeuf disproportionné -ce qui lui vaut très logiquement le surnom d'"Egg of Singapore".
Fruit de la collaboration des cabinets d'architecture ARUP et WOHA , Genexis est doté d'une capacité extensible (ses 560 sièges sont rétractables). Les boiseries ondoyantes du lobby répondent aux lamelles de métal appliquées aux fenêtres et baies ; dans la salle de spectacle, quelque 400 000 billes de bois ont été utilisées pour réduire au maximum le phénomène d'écho. Un procédé qui s'avère aussi efficace que l'effet visuel est étonnant.
Avec son allure peu commune, son acoustique irréprochable, le théâtre Genexis de Singapour s'est attiré les faveurs du jury de la compétition President's Design Awards, qui lui a décerné un prix "Design of the Year".


source designboom
03.12.09
Du tracteur au rocking chair : design durable, design local

Un ancien siège de tracteur, en métal, sur une structure de bois : voici le rocking chair imaginé par Julien Bergignat, étudiant à l'Ecole de Design Nantes Atlantique. Réprimez votre sourire, car l'approche de ce jeune designer industriel (né en 1985) se révèle digne d'intérêt.
Le postulat de départ ? Avoir recours "aux solutions d'antan pour construire les méthodes de demain, et repenser notre système de production comme de consommation". Julien Bergignat s'applique à créer, comme au temps de nos grands-parents, explique-t-il, du mobilier solide, pérenne, transgénérationnel, tout en "pensant local", règle impérative de l'éco-design durable.
Dont acte : fabriqué sur place, en Bretagne, à partir de matériaux dénichés localement et selon un savoir-faire artisanal ancestral, le rocking chair "Tracy" évoque la vie en plein air (le repos après le dur labeur ?) et la transmission des valeurs...




02.12.09
Tord Boontje & Konstantin Grcic en exclusivité pour le Design Museum Shop


Tord Boontje - "Birdman"
Margaret Calvert - "Mrs P's Journey"
(ci-dessus : Konstantin Grcic - "Chairs)
30.11.09
Makea contre Ikea : recyclage & DIY (Design it yourself)
![[el-recetario.jpg]](http://3.bp.blogspot.com/_zovELrLxtak/SlI_eGNOp5I/AAAAAAAAAFA/nh9UYoAa_wI/s1600/el-recetario.jpg)
Makea est un collectif d'artistes et designers espagnols dénonçant la surconsommation et l'invasion de l'objet éphémère, "personnifiés" par le monstre Ikea ! L'empire jaune et bleu d'Ingvar Kamprad se voit ainsi pillé et pastiché, et sur l'hilarant site de la "République indépendante de Makea", consacré au recyclage.
Le "livre de recettes" explique avec sérieux comment transformer une vieille planche à repasser en fauteuil de bureau presque crédible, un tambour de lave-linge en désirable tabouret, bricoler une suspension avec un volant de badminton...
Les fiches-recettes Makea sont téléchargeables sous format PDF : degré de difficulté, liste des ingrédients et temps de cuisson - pardon! de réalisation y sont dûment indiqués. Chaque utilisateur ou bricoleur est invité à créer sa propre fiche, photo-reportage des objets recyclés à l'appui. A quand une version française ?

![[k.jpg]](http://4.bp.blogspot.com/_7NTSgGTpPlU/Sua-7zhIdaI/AAAAAAAAAY0/huRGlPEIjn4/s1600/k.jpg)

27.11.09
Ceci n'est pas un tabouret...

... ni, stricto sensu, une table d'appoint : cet objet hybride réunit en fait les deux fonctions. L'assise capitonnée (recto) ou le plateau (verso) viennent tour à tour s'enclencher sur la plateforme surmontant le piètement d'acier.
Une création de Courtney Clarke, étudiante à la Cranbrook Academy of Art dans le Michigan, dont nous avions récemment présenté les ingénieux luminaires de papier recyclé.
Un mode de fonctionnement des plus simples, un design à l'avenant : la table-tabouret de Courtney Clarke semble proposer une alternative moins sophistiquée, mais tout aussi versatile et fonctionnelle, au guéridon télescopique "Lunatique" imaginé par Inga Sempé en 2006 pour Ligne Roset.


Courtney Clarke

Table guéridon "Lunatique" (2006-2007) - Inga Sempé pour Ligne Roset



Source : Contemporist
26.11.09
Histoires de design chez Wright

Carlo Mollino, Acotto lounge chair (1952) - Accompagné du certificat d'authenticité signé de la main de Fulvio Ferrari

A feast for the eye! Chaque vente aux enchères de design de la maison Wright est, comme le catalogue qui l'accompagne, une inépuisable source de ces fameux "eye candies". Mais au-delà des images soignées, les amateurs de design y découvrent, à travers les sélections affutées et les détails des provenances (la fameuse "littérature" qui narre l'histoire de chaque lot, faisant gonfler les convoitises), les coulisses de l'histoire du design, quelques anecdotes ou la personnalité, à travers des témoignages, de créateurs méconnus.
La vacation du 8 décembre prochain, "Important design", mérite amplement qu'on s'y attarde.
En tête de liste caracolent ces fauteuils de Carlo Mollino (designer, architecte, ingénieur-concepteur de génie), chacun d'eux estimé entre 70 000 et 90 000 dollars. On a longtemps cru à l'existence d'un unique fauteuil, destiné à la maison que la famille Acotto lui avait commanditée. Ce n'est que récemment qu'on été retrouvées ces deux pièces, exceptionnellement conservées, issues de la propre collection de Gemma Acotto.
De Mollino, nous apprend le catalogue Wright, Paola Antonelli, directrice du département de design au MoMA, déclare qu'il était "[...] sexy et dangereux – probablement plus encore pour les clients qui faisaient appel à l'architecte et au designer que pour ses amantes - et le frisson subsiste dans ses pièces de mobilier. Il n'était pas seulement un artiste majeur, il était un super héros turinois - sombre et irrésistible". Tout l'art de susciter le désir et de faire s'emballer les enchères...
De lot en lot, on voyage dans le temps : les fauteuils de Pierre Charreau, droit issus des années 1920, ornaient jadis l'appartement de l'artiste, comme l'hôtel particulier des Reifenberg, oeuvre de Robert Mallet-Stevens. Ou bien l'on y redécouvre une poignée de créateurs hors-courant, telle la Française Maria Pergay, ou au destin étonnant, comme l'Autrichien Marcel Kammerer (1878-1959), élève d'Otto Wagner, finalement devenu peintre et architecte.
Là où les vénérables maisons de ventes aux enchères (Christie's et Sotheby's en tête, Bonhams ou Philips de Pury peut-être un peu moins) pèchent par excès de tradition, Wright excelle : ses catalogues en ligne sont impeccables, exhaustifs, alléchants et disponibles plusieurs semaines avant chaque vente. Même les non-initiés d'Internet s'y repèreront et promèneront sans trouble. Un simple régal.

Maria Pergay, France (1970) - acier et cuir (vendus avec leurs coussins) - Paire estimée de 50 000 à 70 000 $

Ateliers Jean Prouvé, banquette Marcoule (provenance : Centre de réadaptation fonctionnelle, Nancy), 1957 - Estimation 30 000 - 50 000 $

Shiro Kuramata, "Feather stool" (1990) : acrylique, plumes, aluminium. Ed. limitée, pièce numérotée 15/40, estimation 50 000 - 70 000 $

Ettore Sottsass, "In praise of Epicurius" (1997) - Estimation 5 000 - 7 000 $

Pierre Charreau, paire de fauteuils MF 732, 1924 - Estimation 70 000 - 90 000 $

Libidarch Group, "Argine chair" (1974) - Mousse polyuréthane et ficelle - Fauteuil présenté )à l'occasion du 5ème Salon International du Meuble de Milan en 1975, production limitée à 50 exemplaires. Estimation 20 000 - 30 000 $

Marcel Kammerer, fauteuils bristrot - Autriche, 1899 - Estimation 6 000 - 8 000 $

Gerrit Rietveld, chaise Zig Zag (1932) - Estimation 9 000 - 12 000 $
25.11.09
Jean Prouvé, dernier arrêt

Itinérante depuis 2004, l'exposition "Jean Prouvé : the poetics of the technical object" achèvera sa tournée internationale le 29 novembre au Daelim Contemporary Art Museum de Seoul.
Près d'une cinquantaine de meubles, des maquettes et pièces d'architecture ou autres dessins ont été réunis pour l'occasion, prêtés par le Vitra Design Museum, les galeristes parisiens Philippe Jousse et Patrick Seguin, les archives départementales de Meurthe et Moselle à Nancy et par la famille de Jean Prouvé (1901-1984).
Ce corpus exceptionnel donne une vision d'ensemble de l'oeuvre de Prouvé, considéré comme l'un des designers industriels et architectes les plus innovateurs et influents du 20e siècle.

Fauteuil "Cité" (1933) - Vitra Design Museum

Rééditions Vitra
Maison tropicale (1951)
24.11.09
Les nouveaux visages de Silvera




23.11.09
Mobilier "primitif" : Nucleo

Le collectif de designers turinois Nucleo a imaginé cette collection de mobilier intitulée "Primitive". Assises, lustre et table ont été réalisés à partir de carton alvéolé recouvert de résine et de fibres de verre. La matière brute révèle ainsi les traces du processus de création.
Dernière expérience de Nucleo dans la cadre du "Primitive Process", l'artiste allemand Clemens Müller a été convié à donner sa vision du projet : une série de quatre clichés résulte de la collaboration, figurant les expressions du visage de Müller figées dans la résine.
Après leur présentation au cours du dernier London Design Festival, mobilier et lustre de Nucleo seront exposés à Paris du 7 janvier au 6 février 2010, à la Galerie Italienne.






22.11.09
Emballages écolo-chics

Elisabeth Dumont-Mackay, étudiante en design à l'UQAM (Université du Québec à Montréal), a développé un projet d'identité visuelle et de packaging pour le bénéfice d'une firme de produits nettoyants écologiques, vendus au poids.
Inspiré par la traditionnelle enseigne "sucre d'orge" des barbiers outre-Atlantique, traité en transparence, le graphisme se compose de simples bandes affectant un code couleur à chaque famille de produits : rouge et violet pour la maison, tons bleus pour le corps, du jaune en trait d'union.
La jeune designer a décliné cette charte sur des emballages recyclables, cartes postales publicitaires, décor de vitrine ou encore tee-shirts pour les employés de cette marque fictive.
Un projet pertinent, qu'Élisabeth Dumont-Mackay souhaiterait voir se matérialiser : les cutting-edgers habitués de chez Colette doivent déjà en trépigner d'impatience.
(source : Packaging UQAM, Sylvain Allard)







19.11.09
Luminaires & recyclage : éco-design éclairé

Les luminaires (prétendument) "écologiquement corrects" abondent sur le marché. Marques et designers mettent en exergue l'utilisation de composantes 100% recyclables, et insistent sur l'emploi obligé d'ampoules à basse consommation.
Certains d'entre eux ont une démarche plus engagée et originale, comme Courtney Clarke : étudiante à la Cranbrook Academy of Art de Bloomfield Hills, dans le Michigan, elle a imaginé deux modèles de luminaires faits de papier recyclé, dont la suspension "Ruffle". Pas encore diplômée, Courtney Clarke a cependant été remarquée par Marcel Wanders en personne, auprès duquel la jeune designer vient d'effectuer un stage de trois mois à Amsterdam.

La suspension "Tide" de Stuart Haygarth avait justement provoqué un raz-de-marée lors de sa commercialisation en 2004. Réalisé à partir de détritus glanés par le créateur sur les plages du Kent, "Tide" peut donc s'enorgueillir de s'inscrire dans une vraie démarche écologique. Revers du succès, Stuart Haygarth est désormais représenté par la très en vue galerie londonienne Haunch of Venison (qui lui consacre sa première rétrospective dès le 1er décembre prochain), propulsant la suspension au rang d'objet de design artistique iconique et tout bonnement inabordable.


La démarche de Winnie Lui peut être comparée à celle de Haygarth. Joaillère de formation, celle-ci réalise des bijoux à partir d'objets recyclés. Pour la firme de luminaires Innermost, elle a créé cette année une suspension en série limitée à 50 exemplaires de son "White Chandelier" -également disponible en noir.


Les créations du designer français Thierry Jeannot avaient attiré l'attention à l'occasion du salon Maison & Objet en 2008. Installé à Mexico, Jeannot a lancé en 2007 son projet "Urban Crafts" en collaboration avec la population locale, particulièrement défavorisée. Les bouteilles PET amassées par ceux-ci deviennent guirlandes et pieds de lampes. Une action plus modeste, faute de moyens de communication peut-être, mais qui mérite d'être encouragée - comme le fait DESIGN 21, programme initié par l'UNESCO en 1995.


17.11.09
Papier peint "sous acide" : Timorous Beasties

"London toile", "Napoleon bee" : leurs tissus et papiers peints sont devenus des best sellers. Le studio de design Timorous Beasties a été fondé en 1990 par Alistair McAuley et Paul Simmons, alors frais émoulus de la fameuse Glasgow School of Art, leur diplôme de designer textile en poche.
A l'occasion du London Design Festival, le duo de Glaswegians a présenté sa dernière collection, intitulée "White Moth" (ci-dessus). Mêlant graphisme contemporain, technologie avant-gardiste et traditions ancestrales, les trublions du design écossais définissent leur propre style comme du "William Morris sous acide"... comme en témoigne leur "Glasgow toile".
Sous l'apparence familière d'une classique toile de Jouy se révèle une véritable scène d'horreur : le décor se compose de prostituées, drogués et sans-abris sur un fond de bâtiments décrépis et insalubres. Une critique sociale et politique à peine déguisée pour ces designers engagés qui oeuvrent volontiers pour leur ville, à l'instar de Charles Rennie Mackintosh (un des pères fondateurs du design contemporain), qui bâtit notamment l'école d'art de Glasgow.



15.11.09
Arne Jacobsen : la maison de poupées

Erigée à Charlottelund (Danemark) en 1928, la maison d'Arne Jacobsen s'invite désormais en vedette dans la chambre des enfants : la firme Minimii vient en effet d'en commercialiser une version miniaturisée, à l'échelle 1/16 (37x71x62 cm).
Jacobsen a résidé et travaillé dans la maison de Gotfred Rodes Vej 2, conçue par ses soins, jusqu'en 1951.
Les mythiques fauteuils et chaises Egg, Swan (créés en 1958 pour l'hôtel SAS Royal à Copenhague) et série 7, lounge et dining tables du designer et architecte meublent cette noble maison de poupées. Toit et murs sont amovibles, et magnétisés : une astuce qui permet aux accessoires de rester en place, ainsi qu'un assemblage rapide.
La gamme ne tardera pas à être complétée par d'autres créations de Jacobsen, dont une série de luminaires équipés de piles au lithium.






